UNE JOURNÉE ORDINAIRE

 

 

UNE JOURNÉE ORDINAIRE
(24 h de la vie d'un aide-soignant)

  

 
5 h 45

Romain est assis devant sa tasse de café et ouvre son téléphone professionnel. Il fait défiler les informations et soupire. Son planning a encore changé. C’est souvent la même chose. Alors que la veille, il avait visualisé et préparé mentalement sa tournée, voilà qu’à nouveau tout est bousculé. Ça grignote un peu de son énergie, déjà qu’elle est bien entamée…

Romain se plonge dans le planning, les lieux, les horaires et rétablit un peu tout ça, à sa manière, la plus juste possible pour lui et pour les patients. S’il suivait les instructions, il irait au premier point, parcourrait ensuite trente kilomètres pour aller au deuxième, avant d’en faire à nouveau vingt pour revenir tout près de l’endroit initial. Romain est de plus en plus perplexe quant aux personnes chargées d’effectuer les plannings qui semblent peu se soucier des allers et retours incessants entre les différents patients, les forçant à faire parfois près de cent cinquante kilomètres dans une seule matinée. Sans compter la perte de temps qui pourrait, s’il était mieux géré, permettre une fatigue moindre et peut-être une meilleure gestion des patients.

Romain finit de se préparer, puis à six heures quarante-cinq enfile sa blouse, prend sa sacoche et sort de la maison dans le jour pas encore levé.



7 h 30

 La porte s’ouvre, laissant apparaître un visage irrité.

— Déjà ! râle la voix d’une femme en robe de chambre, le cheveu pas peigné. Vous arrivez bien trop tôt. Mon mari dort. Revenez plus tard !

Romain n’insiste pas. Ne parlemente pas. Il n’en a plus envie. Depuis presque trente ans qu’il fait ce métier, il a vu comment les choses ont changé. À présent, beaucoup des patients dont ils ont la charge en hospitalisation à domicile sont devenus à l’image de la société : égocentrés, tournés sur leurs propres besoins sans chercher à comprendre qu’ils ne sont pas les seuls dans la nécessité de soins, gratuits pour eux qui plus est, que les horaires des aides-soignants sont surchargés, et que ceux-ci font de leur mieux.

Heureusement, tout le monde n’est pas comme ça. 
 

 
7 h 50

— Romain ! Ah, vous êtes un peu en avance… mais ce n’est pas grave. Entrez, entrez donc !

— Bonjour Léontine. Pour me faire pardonner, je vous ai apporté un croissant tout chaud.

— Ah ! Ce Romain. Si vous n’existiez pas… Toujours au petit soin pour nous autres, pauvres handicapés que nous sommes devenus.

— Dites-le à mon patient précédent, répond en riant Romain. Alors, comment ça va ce matin ?

— Ça va, ça va, je ne me plains pas. Il y a pire que moi, vous savez. Je vous sers un petit café ?

— Avec plaisir, Léontine.

Romain et Léontine… c’est une histoire d’amour qui dure depuis pas mal d’années maintenant. En tout bien tout honneur, attention. Léontine est un peu la grand-mère dont se souvient Romain, qui s’est beaucoup occupée de lui lorsqu’il était petit. C’est sans doute ce qui l'a poussé à faire de sa vie une mission : soigner, aider, apporter du réconfort aux personnes allant vers une fin de vie compliquée. Toutes ne sont pas aussi ouvertes que Léontine. Peut-être celle-ci voit-elle aussi en Romain un petit-fils qu’elle n’a pas eu. En tout cas, elle est toujours heureuse lorsque sa porte s’ouvre sur le visage de son aide-soignant préféré. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Parfois, elle a droit à quelqu’un qu’elle ne connait pas, qui semble peu se soucier de sa vie, qui fait le soin pour lequel il est là et basta. A peine un regard, à peine un sourire, l’échange reste si froid.

Tout en continuant de papoter joyeusement, Romain s’affaire ensuite à mettre les bas de contention dont Léontine a besoin. Il prend aussi ses constantes, puis repart. 

 

 
8 h 45

Monsieur Abaaoud est au lit. Depuis plusieurs mois, il ne peut plus en bouger. Madame Abaaoud a ouvert la porte et a laissé l’aide-soignant du jour gérer son mari, comme tous les matins. Pendant ce temps, elle s’occupe dans sa cuisine. Monsieur Abaaoud a une forte corpulence. Il doit peser pas loin de cent kilos selon Romain. Et cent kilos à bouger en comptant que Monsieur Abaaoud ne peut rien faire pour aider, ça se résume au moins à cent vingt kilos de poids mort, au bas mot. Heureusement, Laetitia, une aide, est présente pour le change et la toilette qui sont prévus. Mais Laetitia est assez menue. Pas évident pour Romain qui prend la plus forte charge à son actif. Son dos le lance furieusement lorsqu’il fait un faux-mouvement.  Il se relève, grimace, et serre les dents pour finir d’habiller le patient.

Aucune parole n’a été échangée avec Monsieur Abaaoud qui semble parti dans un autre monde. Son épouse apparait dans l’encadrement de la chambre. Elle tend aux soignants deux petits paquets, un pour chacun, dans lesquels elle a mis des mini-pâtisseries orientales. C’est sa façon de remercier, au-delà des mots. 

 

 
9 h 40

Des aboiements furieux parviennent derrière la porte sur laquelle Romain a frappé deux coups. Il entend les griffes de la bête sur le parquet de l’appartement. Elle s’agite derrière la porte. Le chien n’a pas été enfermé comme il le demande pourtant chaque fois. C’est un gros chien, de type rottweiler. Ce n’est pas que Romain n’aime pas les animaux mais il a toujours eu une crainte de certains chiens. Son propriétaire martèle que le sien est doux comme un agneau, mais lui trouvant un comportement ambigu, Romain n'en est pas convaincu. Il craint qu'un accident survienne, un jour ou l'autre. De toute façon, ceux-ci n’ont pas à être présents lorsque les soignants interviennent. La porte s’ouvre sur un homme qui marmonne à peine un bonjour. Romain ne s’avance pas. Il demande à ce que le chien soit isolé dans une autre pièce. L’homme refuse catégoriquement. Ce n’est quand même pas un aide-soignant qui va lui dicter ce qu’il doit faire. Romain tente une nouvelle fois de parlementer. Déjà il y a deux jours, c’était le même cirque. Il vient pour s’occuper de la maman qui a besoin de leurs soins. Peine perdue, le fils reste sur sa position, le regard obtus. Tant pis. Romain fait demi-tour. Il a une pensée compatissante pour la vieille dame allongée sur le lit qui n’aura aucune toilette et restera probablement en chemise de nuit toute la journée, une fois de plus.

 

 
10 h 20

Romain pénètre dans la chambre de Solène. Trente-deux ans, une pathologie qui ne lui permet pas d’être en-dehors de son lit. Romain s’approche et remarque de nouvelles traces sur le visage de la jeune femme. Comme des marques de coups. Il en fait la remarque à sa mère, qui s’occupe depuis toujours de sa fille.

— Ben oui, répond-elle, elle est encore tombée.

Solène tombe apparemment souvent de son lit. Plusieurs fois déjà, Romain a initié des signalements. Il est vrai que Solène est très instable. Il est parfois difficile de la toucher, de l’habiller. Elle semble se débattre contre des fantômes. Est-il possible qu’à nouveau, la jeune femme ait pu tomber et se cogner le visage sur un objet dur ? Romain est perplexe. Mais en dehors de tout autre indice, à part le fait que sa mère enferme en permanence les vêtements de sa fille dans une armoire, ce qui laisse supposer une pathologie aussi chez elle, Romain n’a aucune preuve de maltraitance. Le mot est lâché. Après son départ, il avertira sa hiérarchie, encore une fois. Mais il ressent une impuissance à ne pas voir les choses évoluer suite aux constats effectués.

 

 
11 h 50

Romain s’apprête à changer Sylvaine. Celle-ci ne peut plus marcher, ni aller aux toilettes alors, souvent, c’est l’hécatombe lorsqu'il arrive en fin de matinée. Il y en a partout dans le lit. Romain prend son mal en patience. Comme chaque jour, il a droit à la toilette intime d’hommes et de femmes qui, pour la plupart, depuis le temps, ne ressentent plus aucune gêne à être ainsi dénudés. Pour Romain, malgré l’habitude, cela reste toujours pour lui une épreuve à surmonter. Surmonter l’odeur. Surmonter la consistance qu’il doit éponger. Surmonter l’absence de pudeur…

Sylvaine, pas si corpulente que cela, ne serait pas si difficile à gérer si ce n’était que son lit, mal positionné, oblige Romain à faire des manœuvres périlleuses pour son dos déjà fragilisé. Il faudrait revoir la disposition de la chambre, l'aménager pour que les soins soient facilités. Cela aurait dû être fait après l'admission du patient mais rien n'a changé. Alors qu’il termine d’habiller Sylvaine, il en fait une nouvelle fois la remarque à son mari, Albert, qui assiste systématiquement aux interventions des aides-soignants, quels qu'ils soient. Avec les années, la maladie progressive de son épouse, le fait peut-être que lui-même n’est pas au meilleur de sa forme, Albert est devenu de plus en plus méfiant, de plus en plus tyrannique. Il s’est formé sur le tas, comme il dit, afin de pouvoir être présent pour sa femme si besoin. Il sait donc ce qui est le mieux pour elle et ne se prive pas de donner son avis sur les gestes du personnel médical qu’il semble considérer parfois comme des incapables. C’est très agaçant. Et cela génère une tension palpable lors des interventions. Romain se contient du mieux qu’il peut, préférant se concentrer sur ses actes mais parfois, il faut dire que c’est insupportable. Comme aujourd’hui. D’un ton où perce l’impatience, il remet Albert à sa place.

C’était sans compter sur l’orgueil blessé de l’homme qui s'excite soudain, s’avance vers Romain, le regard sombre, menaçant. Romain tente de l’apaiser, se force à rester calme lui-même pour ne pas envenimer la situation et déclencher, peut-être, sait-on jamais, l'homme étant déjà connu de leurs services pour ne pas être particulièrement agréable, un acte violent à son encontre. Son cœur bat à mille à l’heure. 

Une fois parti, Romain envoie à sa hiérarchie un signalement. Secoué par l'incident, il ajoute qu’il préfèrerait ne plus revenir ici, malheureusement pour la patiente qui, elle, n’y est pour rien, il le sait bien. Tout comme il sait que d’ici quelques jours, elle sera probablement à nouveau sur son planning.

 

 
12 h 30

Antoinette ouvre la porte sur un Romain bien entamé, qui plaque tout de même un semblant de sourire sur ses lèvres.

— C’est à cette heure-là que vous venez ! s’énerve la femme dont le mari, sur un fauteuil roulant, est devant la télé.

Pas une once de commisération dans la voix envers la matinée éprouvante de l’aide-soignant qui lui fait face. De toute façon, ce n’est pas son problème. Il est payé pour ça. Elle ne s’était pas privée de le lui dire la dernière fois.

— C’est plus la peine, poursuit-elle, intransigeante, on s’est débrouillés. Je vais appeler vos supérieurs. C’est pas normal tout ça. Il faudrait peut-être apprendre à cerner les priorités.

Puis elle claque la porte. Romain pousse un long soupir résigné.

 

 
13 h 30

Romain déjeune. Il avale son repas d’une traite, plongé dans ses réflexions. Ça fait quelque temps qu’il se demande à quoi il sert vraiment. Ce n’était pas ce qu’il avait envisagé lorsqu’il s’était inscrit à sa formation d’aide-soignant. Lui, tout ce qu’il voulait, c’était embellir l’ordinaire de ceux qui n’avaient plus la chance d’avoir deux bras, deux jambes, un corps en parfait état de marche. De toute façon, il lui fallait bien reconnaître que, même avec, à présent, c’était devenu compliqué pour tout le monde. Où était donc passé le temps de la légèreté, celui qu’il avait côtoyé, plus jeune ? Le fait qu’il se rapprochait à présent d’un certain âge l’avait-il rendu désabusé, lui aussi ? Avait-il perdu ses rêves de jeunesse ? Était-ce cela, vieillir ? Où était-ce la société de plus en plus malade qui ne parvenait plus à se sortir d’un enfermement aliénant ?

 

 
16 h 30

Romain est sorti fatigué de la demi-sieste qui ne lui a pas apporté le repos espéré. Il sonne à la porte de la maison d’Huguette Armant. Pas de réponse. Après plusieurs tentatives, il utilise le passe qui lui a été fourni, au cas où. En temps normal, Huguette lui ouvre elle-même, elle parvient encore à se déplacer. Difficilement, mais c’est elle qui insiste. « Ça me fait de l’exercice », dit-elle en souriant.

Romain se dirige vers la chambre d’Huguette, inquiet, car tout est silencieux dans la maison. Il découvre la vieille dame affalée à terre, visiblement à demi-inconsciente. Il se précipite vers elle : « Huguette ? » La femme soulève péniblement un bras. Romain se penche : « Ça fait longtemps que vous êtes là, Huguette ? » Huguette hoche la tête et parvient à expliquer qu’elle est tombée durant la nuit. Romain préfère ne pas bouger la vieille dame pour le moment. Il appelle les pompiers, expose la situation à la chargée d’accueil qui rétorque d’un ton peu amène : « Vous ne pouvez pas la relever vous-même ! » S’armant de patience, Romain explique en essayant de garder son calme – mais tout de même, ce sont des pompiers, non ?  Ils devraient le savoir… – que la vieille dame s’est peut-être cassé quelque chose en tombant. Elle semble avoir très mal. Il est possible qu’elle ait besoin d’être emmenée à l’hôpital.

 

 
17 h 15

En râlant, madame De Souza ouvre la porte à Romain qui vient faire la toilette de son mari et le mettre en pyjama pour la soirée.

— Je vous ouvre parce que c’est vous. Mais quand-même, vous ne pourriez pas plutôt venir vers dix-huit heures trente ou dix-neuf heures. Ce serait quand même plus humain, vous ne croyez pas ?

Romain sourit faiblement.
 

 
18 h 10

L’ascenseur est en panne. Quatre étages à monter avant d’entamer le dernier patient de la journée. Cette fois, tout se passe bien. Martine, l’épouse du patient, est agréable, lui propose un café, ou un jus d’orange. Romain procède à la toilette de Michel, qui en profite pour taper une petite discute fort intéressante. Michel est un ancien compétiteur sportif et Romain est lui-même un passionné de sports, tous deux se rejoignent sur ce point. Cela lui fait du bien, tout autant qu’à son patient, qui ne trouve pas toujours l’écoute auprès des siens dont les centres d’intérêts ne sont pas les mêmes.

 

 
19 h 05

Romain gare sa voiture le long du trottoir. Normalement, il devrait être sur le chemin du retour mais le centre HAD dont il dépend lui a demandé s’il pouvait prendre en charge un patient de plus. Marie, l’aide-soignante qui était prévue, ne s’est pas présentée pour sa tournée du soir et les patients ont dû être réorganisés. Certains ont été annulés, d’autres sont reportés, si possible, sur le personnel présent.

Romain aurait pu refuser. À l’instar de certains patients pas très compréhensifs, il pourrait dire lui aussi : « Après tout, ce n’est pas mon problème. » Mais malgré tout, l’amour de son métier le conduit à accepter. Il le sait pourtant, il devrait se ménager, être moins disponible, mais c’est plus fort que lui. Une petite voix lui dit qu’il peut aider. Qu’il n’est pas encore au bout du rouleau. Et que les patients ont besoin de soins. Mais il est vrai que l’absentéisme récurrent, et, semble-t-il, en hausse ces derniers temps, est un gros problème pour la gestion des plannings qui se retrouvent souvent chamboulés au dernier moment. C’est un vrai casse-tête, et pour les gestionnaires, et pour les soignants, et pour les patients. Il est certain que ça n’aide pas à assouplir la tension de plus en plus palpable dans ce secteur en crise.

 

 
19 h 50

 Romain referme la porte de son petit chez-lui. Il se sert un verre pour se détendre, avant d’enfourner un plat surgelé dans le micro-onde. Pendant que son repas mijote, il se connecte à la plateforme de son téléphone professionnel pour s’informer sur la tournée qui l’attend le lendemain.

Il se demande combien de temps il pourra continuer. Combien de temps son corps pourra effectuer les actes lourds dont il a la charge. Combien de temps son moral lui permettra d’apporter les sourires, les histoires drôles, les gestes attentionnés qui font partie, au même titre que les soins, de la mission qu’il s’est donnée. Car cela devient de plus en plus compliqué.

Romain résiste envers et contre tout. Il ne voit pas de sens à ce qu’il fait s’il ne peut être ce qu’il est, et qui le porte depuis toujours.

 

 
21 h 00

Romain va se coucher. Il s’endort presque aussitôt, en espérant que demain sera une autre journée.

 

 

 

 

4 commentaires:

  1. Un homme courageux et plein d'abnégation. Je me demande si le problème ne vient pas du fait que la famille élargie a disparu. Les vieux, de plus en plus seuls, sans avoir personne avec qui échanger, auprès de qui se rassurer, deviennent exigeants et ronchons car le malheur les habite. Où est le bon vieux temps où 3 voire 4 générations vivaient sous le même toit et s'entraidaient. Les aides-soignants sont les "esclaves" du système. Romain supporte, d'autres se mettent en arrêt maladie, d'autres encore démissionnent. N'a pas la foi qui veut… Damy

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    1. Tu as raison de parler de foi. C'est le moteur, pour ce métier.
      Concernant l'attitude désagréable de certains patients, il y a sûrement plusieurs facteurs à prendre en compte. Mais, il semble que, de plus en plus, certains ont du mal à prendre conscience de la chance qu'ils ont de pouvoir bénéficier de soins pris en charge et ne se rendent pas compte de la difficulté grandissante du secteur médical à répondre correctement aux besoins (rentabilité, personnel réduit ou qui démissionne régulièrement, ou encore qui ne vient tout simplement pas et ne prévient pas, etc...)

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  2. ces histoires de travail chez des personnes en situation difficile me rappelle un voisin que je connais bien, quelle galère à en perdre son latin et ne plus se reconnaitre dans sa vie..... Admirative et respect à cet agent en plus plein de gentillesse et de dévouement mais comment tenir le coup longtemps..CECI relève de 'l'impossible, une phrase que je relève c'est ce que je dis toujours à mon jardinier, je te considère comme mon fils !!!!!! enfin HISTOIRES super bien racontées un régal mais aussi je reste attristée de constater les exigeances de ceux qui ont besoin qu'on les aide pour continuer à vivre.

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    1. Oui, le métier médical en général est de plus en plus difficile à pratiquer, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, par les temps que nous vivons...
      Heureusement, il y a tout de même encore de belles personnes, des deux côtés.

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