NOSTALGIE AUTOMNALE

  


NOSTALGIE AUTOMNALE

 

Quand s’amène l’automne paré d’ocre et de rouille, 
nos pas flânent, l’été meurt à l’arrière-saison 
et dans les feuilles mortes, les petits enfants fouillent 
les précieux trésors, que sont les glands et les marrons.

Puis tout le monde rentre, les nuages s’annoncent, 
les feuilles virevoltent, et on court ! et on rit ! 
Le soleil s’est caché aux plis du ciel qui se fronce
et l’on franchit les portes, éclaboussés de pluie.

Tandis qu’un tintamarre de vieilles poêles 
annonce la confection de crêpes à foison, 
les petits s’installent pour des ribambelles 
de bonhommes faits de glands et de marrons.

C’est un temps révolu, dont certains se souviennent, 
où l’on se satisfaisait de peu de choses, 
apportant l’essentiel à nos journées quotidiennes. 
On se sentait si bien à l’abri du temps morose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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